La méthode officielle pour résoudre un cas pratique juridique en BTS NDRC. 5 étapes claires, applicables à toutes les questions de droit (contrats, travail, concurrence, RGPD…). Maîtriser cette méthode = la garantie de structurer une réponse qui rapporte des points.
Reformuler le sujet en termes juridiques, pas en termes du quotidien. On retire le superflu et on identifie les parties, leurs actes et la nature de leur relation.
Exemple : « M. Dupont a vendu sa voiture à Mme Martin qui ne paie pas » devient → « contrat de vente entre deux particuliers, défaut d'exécution de l'obligation de paiement par l'acheteur ».
La problématique découle de la qualification des faits. Elle doit être précise, neutre, formulée en termes juridiques.
Bon exemple : « Mme Martin peut-elle être tenue d'exécuter son obligation de paiement, et selon quels recours pour M. Dupont ? »
Mauvais exemple : « Est-ce que c'est juste ? » (trop vague, pas juridique).
On cite l'article de loi, le code, l'arrêt de jurisprudence ou le principe général. Toujours commencer par « Selon… » ou « En vertu de l'article… ».
Exemple : Selon l'article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. L'article 1217 précise les sanctions de l'inexécution : exécution forcée, résolution, dommages-intérêts.
C'est le cœur du raisonnement. Toujours commencer par « En l'espèce, ». On croise les faits avec la règle énoncée à l'étape 3.
On répond aux questions implicites : les conditions de la règle sont-elles réunies ? Quelles sont les preuves ? Quelles exceptions pourraient s'appliquer ?
La conclusion doit être claire, courte et opérationnelle. Elle propose si possible une solution concrète à la partie qui consulte.
Plan-type d'une réponse de syllogisme :
Une PME négocie depuis 4 mois un contrat de prestation avec un consultant indépendant. Les négociations sont avancées (devis, échanges de mails, plusieurs réunions). Du jour au lendemain et sans motif, la PME rompt les discussions et signe avec un autre prestataire. Le consultant a engagé des frais (déplacements, refus d'autres missions). Quels sont ses recours ?
Lucie quitte son employeur (commerce e-commerce, 80 salariés) après 3 ans en CDI. Son contrat contient une clause de non-concurrence : interdiction de travailler chez un concurrent pendant 2 ans sur tout le territoire français, sans contrepartie financière. Elle reçoit une offre d'un concurrent direct. Peut-elle l'accepter ?
Une enseigne de cosmétiques (alternant BTS NDRC en charge du CRM) constate que l'équipe marketing extrait les e-mails de tous les clients ayant commandé en ligne pour leur envoyer une newsletter promotionnelle, sans avoir recueilli leur consentement explicite. Un client se plaint à la CNIL. Quels sont les risques pour l'entreprise ?