Studens Fiches pratiques Bachelor COM — Thème 6
Bachelor COM RNCP 37786 Thème 6 8 chapitres • 3 blocs

RSE
& Droit

Toutes les fiches pour réviser le Thème 6 du Bachelor Chargé de Marketing & Communication (RNCP 37786). 3 blocs, 8 chapitres : RSE & ESG, inclusion & diversité, accessibilité universelle, éco-conception, loi REEN, RGPD & data privacy, droit du marketing, propriété intellectuelle. Concepts clés, cas pratiques, formules et quiz interactif.

JP
Jonathan Payet
Formateur Euridis

Bloc A — Responsabilité

Chapitres 1 à 3. RSE & ESG, inclusion/diversité/accessibilité, éco-conception et loi REEN : les fondamentaux d'une marque responsable en 2026.

1

RSE & ESG

Concepts clés

Veille marketing
Activité continue qui consiste à rechercher, traiter et diffuser des informations sur l'environnement de l'entreprise pour anticiper les évolutions, repérer les opportunités et détecter les menaces. Démarche structurée, légale et éthique (sources ouvertes).
Veille commerciale
Recherche d'informations sur l'environnement commercial : clients, prospects, distributeurs, fournisseurs. Objectif : adapter l'offre aux attentes du marché et identifier de nouveaux leviers de croissance.
Veille concurrentielle
Surveillance active des concurrents directs et indirects : stratégie, politique de prix, lancement de produits, réseaux de distribution, innovations, communication. Permet d'ajuster son positionnement.
Veille technologique
Surveillance des résultats des recherches scientifiques, des brevets, des innovations sectorielles. Indispensable dans les secteurs à forte composante R&D (tech, santé, industrie).
Veille sociétale
Suivi de l'évolution socio-culturelle : changement des mentalités, tendances de consommation, comportements émergents, mouvements citoyens, sensibilité RSE.
E-réputation
Image numérique d'une marque construite par l'ensemble des contenus la concernant en ligne (avis, articles, posts, vidéos, commentaires).

Points essentiels

  • Les 5 étapes de la veille : 1) Définir les besoins, 2) Identifier les sources, 3) Collecter, 4) Analyser et hiérarchiser, 5) Diffuser aux décideurs
  • Sources clés en marketing : presse spécialisée (Stratégies, CB News, LSA), revues économiques (Capital, Les Échos), Insee, Xerfi, Statista, sites concurrents, réseaux sociaux
  • Outils gratuits/freemium : Google Alerts, Feedly, Talkwalker Alerts, Mention, Visualping, Buzzsumo
  • Outils professionnels : Meltwater, Cision, Brandwatch, Talkwalker, Digimind, Sindup
  • Méthodologie mots-clés : grille de requêtes structurée (marque + variantes, concurrents, mots-clés produit, tendances), opérateurs booléens (AND, OR, NOT, guillemets)
  • Veille passive vs active : passive = recevoir l'information (alertes, RSS) ; active = aller chercher (forums, salons, interviews terrain). Les deux sont complémentaires
  • Cadre éthique : sources ouvertes et accessibles. Toute collecte par moyens déloyaux (intrusion, usurpation) relève de l'espionnage industriel et est sanctionnée pénalement
  • Cycle continu : la veille n'est pas un projet ponctuel mais un processus permanent qui alimente la décision marketing
Cas pratique

Une marque de cosmétiques naturels met en place une veille hebdomadaire : alertes Google sur 5 concurrents, suivi Instagram/TikTok via Mention, abonnement newsletter de chacun, monitoring Trustpilot. Note 1 page diffusée chaque vendredi à la direction. En 6 mois : 3 lancements concurrents anticipés et plan trimestriel ajusté en conséquence.

Cycle veille = Identification → Collecte → Analyse → Diffusion → Action
Score de pertinence = (Information actionnable / Information collectée) × 100
Cours en ligne

Maîtrise la veille marketing en profondeur : 4 types de veille (commerciale, concurrentielle, technologique, sociétale), méthodologie des 5 étapes, choix des outils (gratuits et pros), construction d'un système d'alertes, e-réputation et cadre éthique. Tout pour bâtir un dispositif de veille opérationnel dès la prise de poste.

Auto-évaluation
  1. Quels sont les 4 types de veille en marketing et à quoi servent-ils ?
  2. Décrivez les 5 étapes d'une démarche de veille structurée.
  3. Citez 3 outils de veille gratuits et 3 outils professionnels.
  4. Quelle est la différence entre veille passive et veille active ?
Conseil examen

Le jury attend une approche structurée et professionnelle. Présentez la veille comme un processus continu et non comme une recherche ponctuelle. Citez systématiquement vos sources et illustrez avec un exemple concret tiré de votre alternance. Bonus : montrer comment la veille a alimenté une décision stratégique précise.

2

Inclusion, diversité, accessibilité

Concepts clés

Intelligence économique (IE)
Activité de production de connaissances servant les buts économiques et stratégiques d'une organisation, recueillie à partir de sources ouvertes dans un cadre légal. Dépasse la simple veille : inclut protection et influence.
Les 3 fonctions de l'IE
1) Fonction veille (acquérir l'information stratégique), 2) Fonction patrimoine informationnel (protéger ses secrets), 3) Fonction d'influence (propager des informations qui favorisent sa stratégie : lobbying).
Système d'information marketing (SIM)
Ensemble des moyens et procédures organisés pour collecter, mémoriser, traiter et diffuser des informations au service du département marketing.
Données primaires
Informations collectées spécifiquement pour une problématique : études quantitatives (sondages, panels) ou qualitatives (entretiens, focus groups). Coût élevé, pertinence maximale.
Données secondaires
Informations déjà existantes que l'on collecte. Sources internes (CRM, ventes) ou externes (Insee, études, presse). Coût faible, pertinence à vérifier.
Big Data marketing
Exploitation massive de données structurées et non structurées (transactions, navigation, réseaux sociaux) pour comprendre le client, personnaliser l'offre, prédire les tendances.

Points essentiels

  • Critères de qualité d'une information : précise, exacte, fiable, pertinente, actualisée, disponible rapidement, adaptée au destinataire
  • Architecture d'un SIM : 4 sous-systèmes — données internes (CRM, ERP), veille marketing, études marketing, système d'aide à la décision (dashboards, IA prédictive)
  • Sources internes : statistiques de vente, CRM (Salesforce, HubSpot), e-réputation, retours SAV, analytics web, comptes-rendus commerciaux
  • Sources externes payantes : Xerfi, Statista, Mintel, Kantar, Nielsen, GfK, Forrester, Gartner
  • Sources externes gratuites : Insee, Banque de France, Eurostat, France Stratégie, observatoires sectoriels, syndicats professionnels
  • Protection des informations : sécuriser les données sensibles (charte informatique, accès gradués, NDA), surveiller les fuites, sensibiliser aux risques (phishing, ingénierie sociale)
  • Influence et lobbying : participer aux instances professionnelles, intervenir dans la presse, publier des études d'opinion. Cadre légal strict (loi Sapin II 2016)
  • RGPD et SIM : consentement, droit d'accès, droit à l'effacement, registre des traitements, DPO si traitement à grande échelle
Cas pratique

Un retailer mode déploie un SIM intégré : CRM Salesforce (800 000 clients), ERP suit les ventes en temps réel, outil de veille (Brandwatch) agrège 12 concurrents, dashboard Power BI consolide en KPI marketing (CA, panier moyen, fidélisation, SOV). La directrice marketing décide trimestriellement sur la base de ce SIM unifié plutôt que sur des fichiers Excel dispersés.

IE = Veille + Protection + Influence
Ratio coût/valeur étude = Valeur des décisions impactées / Coût de l'étude
Cours en ligne

Approfondis l'intelligence économique et la construction d'un SIM moderne : architecture en 4 sous-systèmes, sources internes et externes (gratuites et payantes), Big Data et IA prédictive, protection RGPD, lobbying et influence dans le cadre légal Sapin II. Pour piloter le marketing avec des données et non des intuitions.

Auto-évaluation
  1. Quelles sont les 3 fonctions de l'intelligence économique ?
  2. Quelle différence entre données primaires et données secondaires ?
  3. Citez les 4 sous-systèmes d'un SIM.
  4. Quelles obligations RGPD pour un SIM qui traite des données personnelles ?
Conseil examen

À l'oral, valorisez votre capacité à articuler veille & décision. Présentez un cas concret de votre alternance où une donnée précise a déclenché une action marketing. Le jury apprécie les candidats qui dépassent la théorie pour montrer un raisonnement data-driven.

3

Éco-conception & loi REEN

Concepts clés

Étude de marché
Recherche structurée d'informations sur un marché pour éclairer une décision marketing : lancement, repositionnement, ouverture de canal, fixation de prix. Combine données primaires et/ou secondaires.
Étude quantitative
Méthode qui collecte des données mesurables sur un échantillon représentatif. Permet d'obtenir des résultats chiffrés et extrapolables. Outils : sondage en ligne (Typeform, Google Forms), CATI, panels.
Étude qualitative
Méthode qui explore en profondeur les motivations, freins, perceptions. Données non chiffrées mais riches. Outils : entretien semi-directif, focus group, observation, ethnographie, tests utilisateurs.
Échantillon représentatif
Sous-ensemble qui reproduit les caractéristiques de la population (âge, sexe, CSP, géographie). Méthodes : quotas, aléatoire, boule de neige.
SWOT
Synthèse d'étude : Strengths (forces internes), Weaknesses (faiblesses internes), Opportunities (opportunités externes), Threats (menaces externes). Croisé avec PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique, Légal).
5 forces de Porter
Modèle d'analyse de l'intensité concurrentielle : rivalité entre acteurs, menace de nouveaux entrants, menace de substituts, pouvoir de négociation des clients, pouvoir de négociation des fournisseurs.

Points essentiels

  • Les 6 étapes : 1) Définir problématique et objectifs, 2) Choisir la méthode (quanti, quali, mixte), 3) Construire le questionnaire/guide, 4) Collecter (échantillon défini), 5) Analyser (stats, codage), 6) Restituer (rapport + recommandations actionnables)
  • Quanti vs Quali : quanti pour mesurer (combien, à quelle fréquence, quel taux) ; quali pour comprendre (pourquoi, comment, quels freins). Idéalement étude mixte : quali pour hypothèses, quanti pour validation
  • Le marché en chiffres : marché potentiel, marché réel, marché actuel de l'entreprise, part de marché, taux de pénétration
  • Les 3 catégories de consommateurs : 1) Consommateurs actuels (à fidéliser), 2) Non-consommateurs relatifs (prospects à conquérir, marché potentiel), 3) Non-consommateurs absolus (population qui ne consommera jamais)
  • Analyse de la demande : segmentation, comportement d'achat (motivations, freins, processus), satisfaction, fidélité. Mesurer en volume et en valeur
  • Analyse de l'offre : concurrents directs (mêmes produits) et indirects (substituts). Positionnement, prix, distribution, communication, part de marché. Modèle de Porter : 5 forces
  • Sources d'études existantes : Xerfi (~2 500 € HT), Statista, Insee, CCI (souvent gratuit pour adhérents), syndicats professionnels, mémoires d'écoles, presse spécialisée
  • Erreurs fréquentes : échantillon biaisé, questions orientées, sur-interprétation de petits échantillons, confusion corrélation/causalité, étude qui confirme les biais initiaux (cherry-picking)
Cas pratique

Une PME alimentaire veut lancer des boissons fonctionnelles. Étude mixte : phase 1 quali avec 12 entretiens individuels (45 min) → 5 hypothèses dégagées ; phase 2 quanti avec sondage Typeform (échantillon 850 répondants, quotas) pour valider l'intérêt et tester 3 concepts. Résultat : concept B retenu à 62 %. Budget étude : 8 500 € pour une décision de lancement à 350 000 €.

Part de marché = (CA entreprise / CA marché total) × 100
Taux de pénétration = (Nb clients / Population cible) × 100
Taille échantillon repré. ≈ 400 (marge ±5 %) à 1 000 (marge ±3 %)
Marché potentiel = Population cible × Fréquence d'achat × Prix moyen
Cours en ligne

Conduis une étude de marché complète : problématisation, choix méthodologique (quanti/quali/mixte), construction du questionnaire ou guide d'entretien, échantillonnage représentatif, analyse statistique et restitution. Inclut SWOT, PESTEL, 5 forces de Porter, et un cas concret de lancement de produit avec budget réaliste.

Auto-évaluation
  1. Quelle différence entre étude quantitative et qualitative ? Quand utiliser chacune ?
  2. Citez les 3 catégories de consommateurs avec un exemple pour chacune.
  3. Décrivez les 6 étapes d'une étude de marché.
  4. Comment calculer la part de marché d'une entreprise ?
Conseil examen

Le jury teste votre méthode autant que vos connaissances. Présentez systématiquement un raisonnement : problématique → méthode justifiée → échantillon → biais maîtrisés → interprétation prudente. Bonus : citer une étude réelle menée en alternance avec ses résultats chiffrés.

Bloc B — Conformité

Chapitres 4 à 6. RGPD, droit du marketing/publicité, propriété intellectuelle : connaître le cadre légal qui encadre toute action marketing en France et en Europe.

4

RGPD & data privacy

Concepts clés

Segmentation
Découpage du marché en sous-ensembles homogènes (segments) selon des critères pertinents. Chaque segment regroupe des individus aux comportements et besoins similaires.
Ciblage
Choix du ou des segments à servir. 3 stratégies : marketing indifférencié (même offre pour tous), différencié (offre adaptée à plusieurs segments), concentré (un seul segment, souvent une niche).
Critères de segmentation
Géographiques (région, ville), démographiques (âge, sexe, CSP, revenu), psychographiques (style de vie, valeurs), comportementaux (fréquence, fidélité, usage, bénéfices recherchés).
Niche
Segment particulièrement étroit avec des besoins spécifiques peu couverts. Stratégie de niche : concentration sur ce segment avec une offre ultra-pertinente. Peu de concurrence, marge élevée, mais taille limitée.
Segmentation RFM
Récence (date du dernier achat), Fréquence (nombre d'achats), Montant (valeur cumulée). Segmente une base CRM en 5-10 segments actionnables : nouveaux, fidèles, dormants, à risque, VIP.
SONCAS
Grille de motivations d'achat : Sécurité, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent, Sympathie. Chaque acheteur est dominé par 1-2 motivations. Permet d'adapter le discours commercial au profil.

Points essentiels

  • Les 5 critères d'un bon segment : Mesurable, Substantiel, Accessible, Différenciable, Actionnable
  • Segmentation B2C : âge (Gen Z, Millennials, Gen X, Boomers), sexe, CSP, revenu, géographie, style de vie, valeurs (RSE, hédoniste)
  • Segmentation B2B : taille (TPE, PME, ETI, grand compte), secteur (NAF), CA, effectif, maturité digitale, fonction de l'interlocuteur (décideur, prescripteur, utilisateur)
  • Les 3 stratégies de ciblage : indifférencié (Coca-Cola : un produit pour tous), différencié (L'Oréal : plusieurs marques pour plusieurs segments), concentré (Rolex : segment ultra-premium)
  • Choix du segment cible : 3 axes — attractivité (taille, croissance, marge, concurrence), compatibilité (forces alignées), accessibilité. Matrice attractivité × compatibilité
  • Évolution vers le 1to1 : avec la data et l'automation, passage de la segmentation classique à la personnalisation individuelle. Techniques : recommandation produit, contenu dynamique, scoring prédictif
  • Pièges fréquents : sur-segmenter (10+ segments ingérables), critères non actionnables, segmenter selon le produit et non selon le client, oublier l'évolution dans le temps
  • Modèle PCM (Maslow appliqué) : besoins physiologiques → sécurité → appartenance → estime → accomplissement. Permet de positionner un produit selon le niveau de besoin satisfait
Cas pratique

Une marque de chaussures de sport segmente en 4 groupes : 1) Runners performance (18-35 ans, sensibilité tech), 2) Sneakers lifestyle (15-30 ans, sensibilité tendances), 3) Sport occasionnel (35-55 ans, sensibilité confort/prix), 4) Outdoor & trail (25-45 ans, sensibilité durabilité). Stratégie différenciée : 4 gammes, 4 plans com, 4 canaux dominants.

Score RFM = Note Récence (1-5) + Note Fréquence (1-5) + Note Montant (1-5)
Attractivité segment = Taille × Croissance × Marge / Intensité concurrentielle
Cours en ligne

Construis une segmentation actionnable de A à Z : 4 familles de critères (géo, démo, psycho, comportemental), 5 critères de qualité d'un segment, segmentation RFM en CRM, méthode SONCAS, et choix du ciblage (indifférencié, différencié, concentré). Cas pratique chaussures de sport en 4 segments.

Auto-évaluation
  1. Quels sont les 5 critères qui définissent un bon segment de marché ?
  2. Expliquez les 3 stratégies de ciblage (indifférencié, différencié, concentré) avec un exemple.
  3. Qu'est-ce qu'une segmentation RFM et à quoi sert-elle ?
  4. Citez les 4 grandes familles de critères de segmentation B2C.
Conseil examen

Présentez votre segmentation sous forme de tableau structuré (segment / critères / taille / valeur / accessibilité). Justifiez chaque choix par les 5 critères de qualité. Le jury valorise la capacité à choisir et défendre UN segment cible plutôt que d'en lister 10.

5

Droit du marketing & publicité

Concepts clés

Buyer persona
Représentation semi-fictive d'un client idéal, construite à partir de données réelles (études, CRM, entretiens). Incarne un segment cible avec prénom, visage, histoire, objectifs et freins.
Pain points
Problèmes, frustrations, freins rencontrés par le persona. Identifier les pain points permet de positionner l'offre comme la solution.
Goals
Objectifs du persona à court terme (objectif tâche) et long terme (objectif vie : épanouissement, statut, sécurité). L'offre doit s'aligner sur les goals pour résonner émotionnellement.
Customer journey
Parcours du persona du besoin à l'achat et au-delà : prise de conscience → recherche → considération → décision → achat → usage → recommandation.
Anti-persona
Profil que l'entreprise NE veut PAS cibler. Définir ses anti-personae évite de disperser le budget marketing sur des audiences non rentables ou problématiques.
Jobs To Be Done (JTBD)
Théorie de Clayton Christensen : les clients n'achètent pas un produit mais "embauchent" un produit pour accomplir un job dans leur vie. McDonald's est en concurrence avec le sandwich maison, pas seulement Burger King.

Points essentiels

  • Anatomie d'un persona complet : Identité (prénom, âge, photo, CSP, géo, famille), Bio/contexte (parcours, journée type), Goals (court + long terme), Pain points, Sources d'info, Citation représentative, Comportement d'achat
  • Méthode de construction : 1) Collecter la data (CRM, sondages, analytics, 10-15 interviews), 2) Identifier les patterns récurrents, 3) Esquisser 2-5 personae, 4) Valider auprès des commerciaux et SAV, 5) Mettre à jour annuellement
  • Sources de données : entretiens clients (la meilleure source), CRM, Google Analytics, réseaux sociaux insights, enquêtes (Typeform, Pollfish), équipes terrain
  • Persona en B2B : intégrer la dimension organisationnelle (taille entreprise, secteur, maturité) + rôle dans la décision (Decision Maker, Influencer, User, Gatekeeper, Champion)
  • Erreurs classiques : personae trop génériques, trop nombreux (8-10 → dilution), basés sur des intuitions, jamais mis à jour, non partagés en interne
  • Activation des personae : guider chaque décision marketing (ton du copy, visuels, canaux, fréquence, offres). Afficher les personae au mur de l'open space marketing
  • Customer journey associé : cartographier les touchpoints et moments de vérité. Identifier où l'expérience peut être améliorée
  • Persona vs ICP (B2B) : persona = individu (le décideur RH) ; ICP = entreprise idéale (PME 50-250 salariés, tech, hyper-croissance). Complémentaires
Cas pratique

Persona "Camille Durand", 28 ans, resp. marketing digital PME 80 personnes B2B SaaS. Lille, célibataire, salaire 38k. Objectif : 200 leads qualifiés/mois. Pains : budget limité, pression ROI, outils trop techniques. Sources : LinkedIn, podcasts marketing, newsletter HubSpot. Citation : "J'ai besoin d'outils qui m'aident à prouver mon ROI au CODIR sans devoir devenir data analyst." Cette fiche guide TOUTE la stratégie qui cible Camille.

Persona = Identité + Bio + Goals + Pains + Sources + Citation + Comportement
Nombre optimal de personae = 2 à 5 (au-delà → dispersion)
Fréquence MAJ persona = 1× / an minimum + à chaque pivot stratégique
Cours en ligne

Apprends à construire des personae actionnables : anatomie complète (7 éléments), méthode de construction en 5 étapes, sources de data, spécificités B2B (DMU, ICP), théorie Jobs To Be Done de Christensen, customer journey associé. Cas pratique Camille Durand pour ancrer la méthode.

Auto-évaluation
  1. Quels sont les 7 éléments d'un persona complet ?
  2. Différence entre un persona et un ICP en B2B ?
  3. Qu'est-ce que le Jobs To Be Done et comment ça change la vision concurrentielle ?
  4. Quelles sources de données utiliser pour construire un persona solide ?
Conseil examen

Le jury teste votre capacité à construire un persona basé sur des données et non sur des stéréotypes. Présentez votre persona avec une fiche structurée, une citation représentative, et reliez chaque trait à une décision marketing concrète (canal, message, offre).

6

Propriété intellectuelle

Concepts clés

Positionnement
Place que la marque occupe dans l'esprit du consommateur par rapport à la concurrence. C'est ce que le client perçoit, pas ce que la marque revendique. Ries & Trout : "Le positionnement n'est pas ce que vous faites au produit, c'est ce que vous faites à l'esprit du prospect."
USP (Unique Selling Proposition)
Argument différenciant unique : doit être unique, désirable, prouvable. Exemple M&M's : "Fond dans la bouche, pas dans la main."
Plateforme de marque
Document fondateur définissant l'identité sur 6 axes : Vision, Mission, Valeurs, Positionnement, Personnalité, Cibles.
Mapping perceptuel
Outil visuel positionnant les marques sur 2 axes (prix/qualité, traditionnel/innovant). Visualise les espaces occupés et vacants.
Brand essence
Synthèse en 2-3 mots de l'âme de la marque. Disney = magie, Nike = dépassement, Volvo = sécurité, Apple = simplicité créative.
Repositionnement
Changement volontaire du positionnement pour s'adapter aux évolutions. Risqué : peut perdre les clients historiques. Réussis : Old Spice, Skoda, Léon.

Points essentiels

  • Les 3 piliers d'un positionnement : Pour qui (cible) / Quel bénéfice (différenciation) / Pourquoi y croire (preuve). Format : "Pour [cible], la marque X est [catégorie] qui [bénéfice unique] parce que [preuve]"
  • Stratégies de positionnement : par attributs produit (Volvo = sécurité), par bénéfice (Red Bull = énergie), par usage/occasion (Coca = partage), par utilisateur (Nivea = peau sensible), par concurrent (Avis "We try harder"), par prix/qualité (Lidl = entrée de gamme)
  • Critères d'un bon positionnement : Clair, Distinctif, Pertinent, Crédible, Profitable, Durable (CD-PCPD)
  • Carte d'identité de marque : nom, logo, baseline, valeurs, personnalité (12 archétypes de Jung), territoire de marque
  • Les 12 archétypes de Jung : Innocent (Dove), Explorateur (Patagonia), Sage (Google), Héros (Nike), Rebelle (Harley), Magicien (Apple), Homme du peuple (Decathlon), Amoureux (Chanel), Bouffon (M&M's), Soignant (Johnson), Créateur (Lego), Souverain (Mercedes)
  • Cohérence positionnement / mix marketing : tout le mix doit refléter le positionnement. Dior ne vend pas en hypermarché. Toute incohérence détruit la crédibilité
  • Repositionnement réussi — méthode : Diagnostic → Étude marché → Nouveau positionnement → Adaptation progressive du mix → Communication massive → Mesure (notoriété, image, ventes)
  • Erreurs classiques : trop large ("pour tout le monde" = pour personne), trop vague ("innovants"), non tenu dans le mix, changé trop souvent, copié sur un concurrent
Cas pratique

Léon de Bruxelles se repositionne en "fish brasserie". Positionnement : "Pour les actifs urbains qui veulent un repas convivial ou un afterwork accessible, Léon est la fish brasserie de référence qui rend la mer accessible à tous, parce que nos 83 restaurants servent des produits de la mer de qualité (sole, homard) à prix maîtrisé (25,50 € ticket moyen)." Adaptation du mix : carte élargie, ambiance modernisée, vidéos décalées, club Léon, click & collect. Résultat : ticket moyen +5 %.

Positionnement = Pour [cible], [marque] est [catégorie] qui [bénéfice] parce que [preuve]
Indice de différenciation = (Nb attributs uniques perçus / Nb attributs total) × 100
Cours en ligne

Le positionnement, concept central marketing : Ries & Trout, USP, plateforme de marque (6 axes), mapping perceptuel, brand essence, 12 archétypes de Jung, stratégies de positionnement, repositionnement. Cas pratique Léon de Bruxelles complet (avant/après + cohérence du mix).

Auto-évaluation
  1. Quels sont les 3 piliers d'un positionnement (cible / bénéfice / preuve) ?
  2. Citez les 6 axes d'une plateforme de marque.
  3. Qu'est-ce qu'un mapping perceptuel et à quoi sert-il ?
  4. Citez 4 stratégies de positionnement différentes avec un exemple chacune.
Conseil examen

Rédigez toujours votre positionnement au format canonique (Pour X, la marque Y est Z qui A parce que B). Présentez la cohérence avec le mix sous forme de tableau. Le jury valorise la distinction entre positionnement voulu (revendiqué) et positionnement réel (perçu, mesuré).

Bloc C — Activer

Chapitres 7 et 8. Communication responsable, greenwashing à éviter, reporting RSE : transformer la responsabilité en levier de marque crédible.

7

Communication responsable & greenwashing

Concepts clés

Mix marketing (plan de marchéage)
Combinaison optimale des leviers marketing pour atteindre les objectifs commerciaux. Défini par McCarthy (1960), popularisé par Kotler. 4P historiques : Product, Price, Place, Promotion. Étendu aux 7P puis 10P.
Product (Produit)
Tout ce qui concerne l'offre : caractéristiques techniques, qualité, design, packaging, marque, gamme, garantie, services associés. Concerne aussi services intangibles, concepts, territoires, personnalités.
Price (Prix)
Politique de prix : prix de vente, conditions commerciales, positionnement (premium, milieu, entrée), variations dans le temps. Inclut aussi la gratuité et ses modèles (freemium, pub, subventions croisées).
Place (Distribution)
Canaux par lesquels le produit atteint le client : circuit direct, court, long. Multicanal → cross-canal → omnicanal : intégrer pour un parcours fluide.
Promotion (Communication)
Publicité média (TV, presse, affichage, digital), promotion des ventes, marketing direct, RP, événementiel, communication digitale (SEO, social, content).
Les 4C de Kotler
Réécriture du mix vue client : Customer solution, Customer cost, Convenience, Communication bidirectionnelle. Le client voit un coût total (achat + usage + abandon), pas un canal mais une commodité.
Les 3P services
People (relations directes clients), Process (parcours de la 1re interaction à la fin du service, ex : chatbot), Physical evidence (preuves : avis, témoignages, certifications). Importants pour services et e-commerce.

Points essentiels

  • Du 4P au 10P : 4P originels + 3P services (People, Process, Physical evidence) + 3P modernes (Partnership = alliances, Purpose = mission/RSE, Personalization = data, IA, 1to1)
  • Cohérence mix / positionnement : chaque P reflète le positionnement. Premium → produit qualitatif + prix élevé + distribution sélective + communication aspirationnelle. Low-cost → produit fonctionnel + prix bas + distribution massive + communication directe
  • Stratégies Product : extension de gamme, extension de marque, produit appel (low margin), produit signature (high margin), co-branding (Nike x Apple), private label
  • Stratégies Prix : écrémage (élevé pour cible premium, Apple), pénétration (bas pour conquête massive), alignement (= concurrence), psychologique (9,99 €), yield management (dynamique, Uber, SNCF)
  • Modèles de gratuité : freemium (LinkedIn, Spotify), subventions croisées (1 acheté = 1 offert), publicité (presse, social), don/contribution (Wikipédia, logiciel libre)
  • Évolution Place : multicanal → cross-canal (click&collect) → omnicanal (parcours fluide intégré : drive, code SMS en magasin, bon mail en boutique). 78 % des consommateurs utilisent plusieurs canaux
  • Évolution Promotion : push (interrompre l'attention) → pull (attirer par contenu utile : SEO, content, inbound). Ratio recommandé 80 % valeur / 20 % commercial. UGC plus crédible que la marque
  • Personalization (10e P) : data + IA = personnalisation à grande échelle (recommandation, email dynamique, pricing dynamique, site personnalisé). RGPD impose consentement
Cas pratique

Mix Léon. Product : moules-frites iconiques (50 % CA) + sole 25,90 € + homard 27,90 €. Price : ticket moyen 25,50 €. Place : 83 restaurants + click&collect + Deliveroo/Uber Eats. Promotion : 4 vidéos décalées sur réseaux sociaux. People : retours positifs, ticket +5 %. Process : application fidélisation (data, animations, avoirs). Physical evidence : club Léon (-15 % addition). Cohérence totale avec positionnement "fish brasserie accessible et moderne".

Mix 10P = 4P + 3P services + 3P modernes
Prix psychologique = Prix juste sous seuil (9,99 €, 99 €, 999 €)
ROI omnicanal = (CA omnicanal - CA monocanal) / Investissement intégration × 100
Cours en ligne

Maîtrise le mix marketing complet de Kotler aux 10P modernes : Product, Price, Place, Promotion + People, Process, Physical evidence + Partnership, Purpose, Personalization. Stratégies par P, cohérence avec le positionnement, modèles de gratuité, évolution omnicanal et personalization par data/IA. Cas Léon en application directe.

Auto-évaluation
  1. Citez les 4P originaux du mix marketing et donnez un exemple de levier pour chacun.
  2. Qu'apportent les 3P additionnels (People, Process, Physical evidence) ?
  3. Expliquez la différence entre multicanal, cross-canal et omnicanal.
  4. Citez 4 modèles de gratuité utilisés en marketing digital.
Conseil examen

Présentez systématiquement le mix sous forme de tableau P par P avec des éléments concrets et chiffrés. Le jury valorise les candidats qui vont au-delà des 4P (7P, voire 10P) en justifiant pourquoi cette extension est pertinente pour le cas. Bonus : démontrer la cohérence verticale (chaque P reflète le positionnement) ET horizontale (les P sont cohérents entre eux).

8

Reporting RSE

Concepts clés

Copy strategy
Brief stratégique qui résume en 1 page l'essentiel d'une campagne : à qui on parle, ce qu'on promet, pourquoi y croire, quel ton adopter. Pont entre stratégie marketing et création publicitaire.
Promesse (benefit)
Bénéfice consommateur principal revendiqué. Doit être unique, désirable, crédible. Format : verbe d'action + bénéfice client + différenciation. "Avec Doliprane, soulagez rapidement votre mal de tête sans irriter l'estomac."
Reason why (preuve)
Argument rationnel qui justifie la promesse : caractéristique produit, technologie, label, étude scientifique, témoignage. Sans reason why, la promesse n'est pas crédible.
Ton (tone of voice)
Personnalité du discours : sérieux, humoristique, inspirant, complice, expert, rebelle. Découle de la personnalité de marque, doit être tenu sur tous les supports.
Insight consommateur
Vérité psychologique profonde du persona que la communication exploite. Souvent une tension non résolue. Exemple Dove : "Je veux me sentir belle mais les standards me font me sentir inadéquate" → Real Beauty.
Call-to-action (CTA)
Action concrète demandée au prospect : "Achetez maintenant", "Téléchargez le guide", "Réservez votre démo". Doit être visible, clair, sans friction. Conditionne le taux de conversion.

Points essentiels

  • Anatomie d'une copy strategy : Objectif + Cible (persona + insight) + Promesse + Reason why + Ton + Contraintes + KPIs. Tient sur 1 page A4 maximum
  • AIDA : Attention (accrocher) → Intérêt (susciter) → Désir (créer l'envie) → Action (déclencher le CTA). Modèle classique pour structurer page de vente, email, publicité
  • PAS : Problem (rappeler le problème) → Agitation (creuser la douleur) → Solution (présenter la marque). Très efficace en cold email et page de vente. Variant PASTOR (Problem, Amplify, Story, Testimony, Offer, Response)
  • BAB : Before (situation avant) → After (situation idéale) → Bridge (pont = produit). Format storytelling court utilisé en landing page et social ads
  • Insight : la matière première : pas une statistique mais une vérité émotionnelle. "Je m'épuise à être performant alors que personne ne me dit que ça va." Issu d'entretiens, focus groups, verbatims réseaux sociaux
  • Ton de voix — 4 dimensions Nielsen Norman : Funny vs Serious, Formal vs Casual, Respectful vs Irreverent, Enthusiastic vs Matter-of-fact
  • Storytelling efficace : structure 3 actes (situation initiale → conflit/quête → résolution), héros = consommateur (pas la marque), enjeu émotionnel clair. Mémorisation ×22 vs argument factuel (étude Stanford)
  • Tests A/B : tester systématiquement les variantes (titre, accroche, CTA, visuel) avant déploiement. Outils : Google Optimize, VWO, Optimizely. Mesurer CTR, conversion, engagement
Cas pratique

Copy strategy néobanque Gen Z. Objectif : 50 000 ouvertures de compte en 6 mois. Cible : 18-26 ans urbains digital-first. Insight : "Les banques me parlent comme à mes parents." Promesse : "La première banque qui te parle vraiment, sans frais cachés, depuis ton smartphone." Reason why : 100 % mobile, ouverture 3 min, 0 € frais tenue, carte Visa, support 30 s chat. Ton : Casual + Irreverent + Enthusiastic (tutoiement, vocabulaire jeune, humour léger). CTA : "Ouvre ton compte en 3 min". KPIs : CPA < 25 €, conversion > 12 %, NPS > 50.

Copy strategy = Objectif + Cible + Insight + Promesse + Reason why + Ton + CTA + KPIs
AIDA = Attention → Intérêt → Désir → Action
PAS = Problem → Agitation → Solution
BAB = Before → After → Bridge
Cours en ligne

Maîtrise la copy strategy comme un pro : anatomie en 7 éléments, frameworks AIDA / PAS / BAB / PASTOR, identification de l'insight consommateur (la matière première), définition du ton de voix sur les 4 axes Nielsen Norman, storytelling 3 actes, méthodologie de tests A/B. Cas concret néobanque Gen Z.

Auto-évaluation
  1. Quels sont les 7 éléments d'une copy strategy ?
  2. Différence entre une promesse (benefit) et une reason why ?
  3. Citez 3 frameworks de copywriting et expliquez-en un.
  4. Qu'est-ce qu'un insight consommateur et comment l'identifier ?
Conseil examen

Rédigez toujours une copy strategy structurée sur 1 page avec les 7 éléments. Le jury valorise un insight psychologique fort (pas une statistique) et un ton aligné avec la personnalité de marque. Bonus : présenter 2-3 variantes de copy (titres, CTA) à tester en A/B avant déploiement.

À retenir pour l'examen

Le thème 6 du Bachelor COM est l'éthique appliquée du marketing : sans engagement RSE (Bloc A), sans rigueur juridique (Bloc B), sans activation sincère (Bloc C), la marque perd sa licence sociale d'opérer.

  • Toujours partir des données (veille, étude, CRM) avant de construire un plan.
  • Un persona est une représentation actionnable, pas une fiche décorative.
  • Le positionnement est ce que le client perçoit, pas ce que la marque revendique.
  • Le mix marketing doit refléter le positionnement sur les 10 P, pas seulement 4.
  • Une bonne copy strategy tient sur 1 page et part toujours d'un insight.

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